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Xavier de Le Rue pro snowboarder - Site officiel
Xavier de Le Rue (né le 1er juillet 1979 à Bayonne) est un snowboardeur français, spécialisé dans l’épreuve de cross dont il a été deux fois champion du monde en 2003 et 2007 et une fois vice-champion du monde en 2009. Son frère Paul-Henri de Le Rue s’illustre dans la même discipline...
Xavier de Le Rue est l'un des meilleurs snowboardeurs mondiaux dans sa discipline de prédilection qu'est le cross. Il remporte à trois reprises la Coupe du Monde de sa spécialité (2003, 2004 et 2005) qui est admise au programme olympique en 2006 à Turin. Alors qu'il fait légitimement figure de favori, il subit une légère fracture de la malléole gauche trois semaines avant le début de l'épreuve. Cette blessure handicape sérieusement sa préparation et sera éliminé dès les quarts de finale pour se classer finalement 18e. En 2007, il renoue avec le succès en remportant la médaille d'or en cross lors des championnats du monde organisés à Arosa en Suisse. Il participe dans la foulée aux X Games et se classe second en snowboardercross le 28 janvier 07 alors qu'il a déjà remporté,lors des précédentes éditions, deux médailles d’or, trois d’argent et une de bronze dans ces mêmes X Games.
A 30 ans, Xavier de le Rue représente l’une des grandes chances de médaille aux Jeux de Vancouver. Double champion du monde de boardcross et vice-champion du monde en titre, il cultive une vie et une préparation en marge de ce que font ses rivaux. Entre films, compétitions de free ride, le Pyrénéen profite de toute ces expériences pour trouver son équilibre.
- Cette saison olympique est-elle spécifique et avez-vous changé votre préparation pour y faire face ?
- "Oui mais pas tant que ça. Moins que ce qu’on peut imaginer. C’est une compétition qui fait partie d’un tout, et je n’ai pas envie de mettre ce tout de côté. C’est un épisode. J’ai un peu plus consacré mes efforts sur le sport cette année. Avant, j’avais pas mal de projets professionnels à côté. Là, je me suis libéré pour être plus relaxé, pour passer du temps avec ma famille afin que je ne sois pas en manque dès le début de la saison et afin que je me sente bien dans ma peau, avec une grosse envie d’attaquer cette saison. Je suis toujours assez surpris de la façon dont tout le monde aborde cet événement. Je me mets volontairement en marge pour éviter cela, car cela me fait vraiment peur. Le mois de février est encore super loin. Lors de la première Coupe du monde, on en voyait déjà qui avaient passé plusieurs mois à s’entraîner. Personnellement, je me connais, si je fais ça, je sais qu’au mois de février je serai à moitié "brûlé". C’est important de respecter les saisons. Je l’ai remarqué dans mes premières saisons : l’hiver, c’est le 21 décembre. Nous, hormis les compétitions dans l’hémisphère Sud, les premières ont lieu fin décembre. Cela a une certaine valeur pour moi et le corps réagit par rapport à ça. Je me cale par rapport au programme de la nature, et cela fonctionne très bien comme ça."
- Comment vous situez-vous par rapport à la notion d’équipe en générale, et à l’équipe de France en, particulier ?
- "Je m’entends super bien avec toute l’équipe de France, j’aime passer du temps avec eux, mais l’esprit d’avoir une structure, par rapport à la vie chargée que j’ai un schéma complètement atypique que je cultive, cela ne me convient pas forcément. Je préfère faire mon truc de mon côté pour essayer d’en garder sous le pied. Cela me permet d’être plus flexible, d’avoir plus de temps pour moi et ma famille. Si je devais faire, en plus de tout ce que je fais, les stages de l’équipe de France, ce serait beaucoup trop."
- Il y a un an et demi, vous avez été pris dans une grosse avalanche. Quelles leçons en avez-vous tiré ?
- "J’ai deux facettes : l’une en compétition, l’autre avec le côté image, free ride. Cet accident m’a énormément apporté, cela m’a remis les pendules à l’heure. Cela m’a montré où étaient mes intérêts, ma vraie passion pour le sport. J’ai beaucoup évolué. Un an demi après, j’ai vu que je m’étais beaucoup amélioré au niveau de ma sécurité. Avec les JO, ce sont deux choses totalement différentes, mais qui sont importantes car elles me permettent de maintenir un certain équilibre. Si je ne faisais que de la compétition, comme le reste de l’équipe, je n’arriverais pas aussi frais et à sortir ce qui permet d’aller chercher la victoire."
- L’année dernière, vous avez obtenu une médaille d’argent aux Championnats du monde en Corée. Une déception ?
- "Le titre de vice-champion du monde, c’est de la confiance. Et je suis quand même content que cela se soit passé comme ça. J’avais la victoire dans la main, et 100m avant l’arrivée, je me suis déconcentré et la petite erreur que j’ai commise, elle m’a coûté d’un rien la victoire. J’étais un peu enragé quand je suis arrivé en bas, mais finalement, ça me laisse les dents aiguisées. Ca me donne faim, ça me rappelle que rien n’est jamais gagné. C’est un super message finalement. Ce titre n’était pas forcément important pour moi. C’était plus un test, plus une répétition de ces JO qu’autre chose. Ca me laisse complètement en éveil. Depuis les derniers Jeux, j’ai fonctionné comme ça, en participant juste à quelques courses épisodiques, juste assez pour me garder dans le bain. Là, c’était un gros challenge car je revenais de loin, et il fallait que je voie si j’étais toujours dans le coup. Tout le monde évolue, tout le monde travaille énormément dans le côté spécifique de la compétition. Ce challenge, c’est quelque chose qui me plaît, car je dois aller au fond de moi."
Texte & Itv by Thierry Tazé-Bernard
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