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FRAYEUR À LA POINTE ESPAGNOLE 17

image FRAYEUR À LA POINTE ESPAGNOLE 17FRAYEUR À LA POINTE ESPAGNOLE 17. Deux jeunes bodyboardeurs rochefortais ont sauvé quatre baigneurs pris dans une baïne
Les surfeurs sauvent quatre baigneurs.Pour lire le récit de leurs actes de bravoures allez dans la news...

Tristan Guillard et Vincent Sibilaud, habitués de la Pointe espagnole, ont installé les rescapés sur leurs planches respectives.
Tristan Guillard et Vincent Sibilaud, habitués de la Pointe espagnole, ont installé les rescapés sur leurs planches respectives.

Ils se dirigaient vers le parking de la Côte espagnole, sur la Côte Sauvage, à La Tremblade - l'une des plages les plus dangereuses du département -, quand ils ont entendu des cris qui semblaient venir du large. « Il fallait vraiment tendre l'oreille », raconte Vincent Sibilaud, 20 ans. Avec son copain Tristan Guillard, du même âge, ils ont « hésité un instant avant de foncer ». Une initiative qui a sans doute sauvé la vie à quatre personnes piégées par une baïne, jeudi, vers 18 h 15.

Livrés à eux-mêmes, les deux bodyboardeurs originaires de Rochefort foncent vers le bord, puis rattachent le « leach » de leurs planches. Direction : les creux de 2 mètres à 2, 50 mètres, et un courant de plus en plus violent avec le début de la marée descendante.

« À 100 mètres au large »

« Ils devaient être au moins à 100 mètres au large », note Tristan. Les quatre baigneurs, dont trois originaires de Fouras et l'un de Nice, faisaient aussi du bodyboard sur ce même « spot ». C'est quand ils ont simplement voulu se rincer qu'ils ont été pris dans la baïne. « Tout au bord, les vagues brassent beaucoup de sable. Du coup, ils ont dû s'éloigner un peu trop », estime Vincent.

Sans leurs palmes ni leurs planches, qui leur permettent de flotter, les quatre sont pris au piège. Le plus jeune, environ 16 ans, est au bord de l'épuisement. Tous avaient « déjà bu pas mal d'eau de mer », raconte Tristan.

« Déjà, depuis le bord, on en voyait un qui commençait à couler », précise Vincent. « On a essayé de montrer notre calme, pour les rassurer. Ils nous ont vus avec nos planches et nous ont dit ''merci, merci''. Ils se croyaient déjà sauvés. »

45 minutes de traversée

Les deux bodyboardeurs installent les rescapés sur leurs planches respectives, puis commencent à nager vers le bord, à l'aide de leurs palmes. Une longue, très longue traversée s'engage, à contre-courant et dans une houle qui ne baisse pas. Selon Tristan, ils ont mis « entre une demi-heure et 45 minutes » pour ramener tout le monde sain et sauf sur la plage.

« On a commencé à douter », confie Vincent. « Au bout d'un quart d'heure, on n'avait toujours pas avancé, et on a aussi commencé à appeler les secours. » Qui ne sont jamais venus.

À la Pointe espagnole, le poste de secours ferme pourtant à 18 h 30, et il y a une permanence de nuit. « Mais si l'incident s'est produit à plus de 500 mètres de la zone de surveillance, il est possible que nous ne l'ayons pas vu », explique Gilles Guédal, responsable des MNS (maîtres nageurs sauveteurs) du Pays royannais, joint par téléphone.

Tous sains et saufs, mais exténués, les quatre ont rejoint leurs amis qui les attendaient, inquiets, sur le parking.

« On leur a proposés de les emmener à l'hôpital pour observation, mais ils n'ont pas voulu. À la place, ils nous ont payé le Mac Do », sourit Tristan. « Ils voulaient nous payé un coup à boire, mais on avait déjà assez bu comme ça. »
Auteur : walid berrissoul

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